/

/

Vous avez dit?... 42.195 ? Ah oui, quand même...

Comment savoir si dans quelques jours tu prends le départ d’un mara­thon ? 
Voici quelques indices, au cas où tu aurais oublié que c’est bien­tôt là…

Dans quelques jours, tu vas prendre le départ de ton premier mara­thon, ou pas (enfin pas de ton premier), et tu ne vas quand même pas te débi­ner si proche de l’échéance, si ?… Ce sera à Paris, ou ailleurs d’ailleurs… 

Ayant vécu cette expé­rience (Paris) en 2016 (pour le mara­thon No 3 sur 5), voici quelques petits indices abso­lu­ment perti­nents, au vu de mes études pous­sées dans la science du sport (à noter que j’étais toujours choisi en dernier lorsqu’on tirait des équipes à l’école, c’est dire si je suis crédible)…

Alors voilà : comment savoir si dans quelques jours tu prends le départ d’un mara­thon ?

  1. Tu bassines (on peut pas écrire “casse les couilles” sur un blog, si ?) ton entou­rage depuis des mois, avec ça : ils sont polis, ils respectent ta mala­die mentale, mais vas-y mollo, ils en ont vrai­ment marre, et une fois l’épreuve passée, ils seront moins tolé­rants quand tu leur racon­te­ras encore 5 semaines après l’ex­pé­rience incroyable, ce moment si fort, que tu as vécu au 24ème kilo­mètre, ou 25ème je sais plus trop, tu sais au bout d’un moment tout devient un peu confus, quand tu as tapé dans la main de cet enfant telle­ment mignon (qui n’en avait rien à foutre, sache-le, puisque tu étais la 2371ème main gluante de sueur, de bave, de morve et de gel d’ef­fort qu’il tapait, ce pauvre gosse).

  2. Tu as fait une liste pour être sûr de ne rien oublier le Jour J. Ne t’en fais pas, tu n’ou­blie­ras rien, tu y penses depuis des semaines je te le rappelle (cf. point 1). Tu n’ou­blie­ras rien, sauf la réponse à la ques­tion que tu vas te poser vers le 29ème kilo­mètre, voire avant, genre “mais putain pourquoi est-ce que je m’in­flige ça ? je suis vrai­ment débile”.

  3. Tu n’as pas encore choisi ta tenue. «  Il fera froid au départ ? ou pas ? ou chaud ? et après j’au­rais trop chaud ? ou je risque d’avoir froid ? Je prends du long ? du court ? C’est quoi la météo ? Ah ok. Bon je vais quand même checker la météo encore une fois. Pfff, ils disent n’im­porte quoi, on n’est jamais sûr de rien. Fais chier.  » Bref tu passes ta jour­née à penser fringues, et à dire à tout le monde : putain, je sais pas quoi mettre (cf. point 1)… Atten­tion, tu passes en mode blogueuse mode devant son dres­sing… Oui, oui, même si tu as du poil aux pattes…

  4. Tu ne sais plus du tout ce que tu dois manger. Ou pas. Tu lis et entends tout et son contraire, tu le sais mais tu conti­nues. Dès que tu mets quelque chose dans ta bouche, tu te poses des ques­tions. Et quand tu es sûr de ton choix, et content de ce que tu as mangé, tu n’ou­blies pas de le rappe­ler à ton entou­rage (cf. point 1).

  5. Tu n’es pas prêt. Il faut que tu ailles courir. Encore un peu. Juste une sortie longue, pour être sûr. Tu vas tout perdre ton entraî­ne­ment sinon. Tu penses autant à la course à venir qu’aux entraî­ne­ments que tu ne fais plus “Non mais sérieux, tu te rends pas compte, je suis sûr que je ne sais plus courir, ou même respi­rer” (cf. point 1).

  6. Tu ne peux plus tout faire. “Non sérieux, je peux pas descendre la poubelle, imagine je me blesse dans l’es­ca­lier, ce serait telle­ment con, telle­ment d’ef­fort et d’en­traî­ne­ment gâché, je ne peux décem­ment pas prendre ce risque, tu pour­rais le comprendre, putain, merde !” (cf. point 1)

  7. Tu ne regardes plus les murs comme avant. Tu n’avais jamais remarqué avant, mais en fait les murs, ça fait peur. Et chaque fois que tu entends Trump en parler, tu as des fris­sons.

  8. Tu ne veux plus y aller. Surtout si c’est pas le premier…

  9. Tu n’en peux plus d’at­tendre, tu as trop envie. Surtout si c’est pas le premier…

  10. Tu as des pâtes dans ton placard. Dans ton frigo, dans ton sac, dans ta chambre, dans ton tiroir, dans ta voiture, dans ta biblio­thèque, dans ton bureau, dans ta bouche… Tu as l’im­pres­sion de vivre dans une succur­sale Barilla.

  11. Euh… “mais putain qu’est-ce que j’ai oublié. Je te dis, je suis sûr d’avoir oublié quelque chose, merde”… (cf. point 1)

Bref, le mara­thon c’est une sacré épreu­ve…
Pour l’en­tou­rage surtout…
Alors n’ou­blie pas de dire merci

Allez ! ! Bonne course à tous ! !

PS1 : partages si tu as au moins un de ces symp­tômes ?
PS2 : c’est con, mais je vous envie…
PS3 : pour tout savoir sur la vérité vraie et véri­table sur l’au­then­tique véri­dique histoire de l’ori­gine du mara­thon, tu peux lire cet article garanti sans fake news (ou presque)

Haut de page