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Valencia - Ciudad del Running

Courir à Valence ? Evidem­ment.
Valence se présente elle-même comme la cité du running.
Et elle a bien raison…

Cette magni­fique ville à taille humaine regorge de trésors, et pas seule­ment pour les coureurs, même s’ils s’y senti­ront très bien accueillis.

Nous avons eu la chance de la décou­vrir lors du Mara­thon de Valence 2016. La ville entière accueillant à bras ouverts les coureurs du monde entier, c’est quelque chose qu’on ne retrouve pas forcé­ment dans les mara­thons des grandes capi­tales. Vitrines déco­rées, menus spéciaux dans de nombreux restau­rants, et surtout ferveur popu­laire incroyable le jour de la course. Plus de 100 points d’ani­ma­tion au fil d’un parcours varié qui explore la plupart des quar­tiers de la ville. Pas d’al­ler retours, ni de longues lignes, droites, mais la variété d’une ville pleine d’his­toire et de moder­nité.
Bref, une orga­ni­sa­tion sans faille, une ambiance incroyable (à certains endroits, notam­ment km 23–26 et dès km39, il faut presque fendre la foule pour se frayer un chemin), avec une arri­vée dans un cadre magique, abso­lu­ment inou­bliable : ah le tapis bleu au milieu du bassin, j’en fris­sonne enco­re…
Assu­ré­ment les 200m de course à pied les plus inou­bliables de ma vie…
Bref, le Mara­thon de Valence mérite assu­ré­ment son Gold Label de l’IAAF réservé à moins de 30 mara­thons à travers le monde.
                                        

Mais surtout Valence est un para­dis pour les coureurs toute l’an­née : un climat agréable, un parc immense au coeur de la ville, un front de mer, des plages…
Ce qui rend Valence si parti­cu­lière et si “running-friendly”, c’est notam­ment l’im­mense parc des Jardins du Turia : aména­gés dans l’an­cien lit du fleuve Turia, ce parc qui faillit deve­nir une auto­route, forme un arc de 9km au coeur de la ville. Imagi­nez la Seine à Paris, où l’eau serait rempla­cée par des jardins, des pelouses, des arbres, des places de jeux (dont un Gulli­ver géant couché, qui fait la joie des enfants), des stades, des courts de tennis, des prome­nades. Vous courez dans le fleuve, au sec, passez sous des ponts pluri-cente­naires, aper­ce­vez les monu­ments comme au fil d’une balade en bateau-mouche.
En courant, à vélo, à pied, une balade extra­or­di­naire au coeur de la ville… qui a la fin des derniers aména­ge­ments vous mènera même jusqu’au bord de mer.

Et évidem­ment la cité du running se devait d’avoir son parcours urbi­run. Trois distances à choix, pour visi­ter et décou­vrir les lieux les plus emblé­ma­tiques de la ville, du coeur histo­rique aux plages, en passant par l’in­croyable Cité des Arts et des Sciences et les Jardins du Turia.

Et pour les moins spor­tifs, ou pour l’après-sport, Valence a bien d’autres atouts. Une vieille ville pleine de charme, et festive, des rues piétonnes, des restau­rant pour les fans de paella (qui a été inven­tée à Valence d’ailleurs), et pour les autres…

Nos coups de coeur

Le Mercado Central : un festi­val de couleurs et d’odeurs dans ce marché couvert, qui se tient là depuis le Moyen-Age. Ce grand édifice d’ar­chi­tec­ture moder­niste fut couvert dans les années 20. Il comprend un rez-de-chaus­sée sous une char­pente métal­lique et de grande verrières qui le rendent très lumi­neux, et un sous-sol surplombé de voûtes abais­sées en brique. Les deux étages présentent une orga­ni­sa­tion hiérar­chique des voies de circu­la­tion recti­lignes et allon­gées, traver­sées par deux larges allées. Ils accueillent près de 1000 (959) échoppes, alimen­tées notam­ment par les immenses plaines maraî­chères qui entourent la ville, sans oublier, évidem­ment les produits de la mer, et le fameux “Jamon” ibérique… (atten­tion fermé le dimanche www.merca­do­cen­tral­va­len­cia.es)

La Cité des Arts et des Sciences : ce vaste complexe ultra­blanc et ultra­mo­derne est l’oeuvre de l’ar­chi­tecte valen­cien Santiago Cala­trava. Espace de loisirs, scien­ti­fique et cultu­rel, il occupe envi­ron deux kilo­mètres de l’an­cien lit du fleuve Turia. Salles de spec­tacles, d’opéra, de cinéma et d’ex­po­si­tion, dont le Musée des Sciences Prince Felipe qui a pour devise “inter­dit de ne pas toucher”, et dont l’in­te­rac­ti­vité fera la joie des petits et grands.
On y trouve aussi le plus grand aqua­rium d’Eu­rope, l’Ocea­no­gra­fic, qui présente sept ambiances marines diffé­rentes et vous permet­tra d’ob­ser­ver près de 45 000 pois­sons et animaux de 500 espèces diffé­rentes, telles que des dauphins, des bélu­gas, des morses, des otaries, des pingouins ou encore des requins (http ://www.cac.es/es/home.html)

Pratique - Se ravi­tailler ? Dormir ?

Le Deli.rant, un restau­rant au look et à la carte tout aussi origi­nale que déli­cieuse, en lisière de la vieille-ville, sur une place tranquille (Plaça del Collegi del Patriarca, 4 – 46002 Valen­cia www.deli-rant.com)

La Tagia­tella : bien que faisant partie d’une chaîne nous y avons beau­coup appré­cié la cuisine italienne, qui fait oublier la déco un peu lourde (Carrer de Roger de Llòria, 24, 46002 Valèn­cia www.lata­glia­tella.es)

Pour les fans de paella :
La Trucha : pour les fans de paella, recom­mandé par un ami se rendant souvent à Valence, mais pas testé person­nel­le­ment (Carreró de Suay, 272 (avin­guda del port) 46024 Valèn­cia).
Ocho y Medio : au centre, person­nel­le­ment, nous avons appré­cié les pael­las (dont une sans fruits de mer, mais est-ce une paella ?) (Plaça de Lope de Vega, 5, 46001 Valèn­cia http ://elochoy­me­dio.com).
On trouve aussi de nombreux restau­rants spécia­li­sés dans la paella le long des plages de Las Arenas. En dégus­ter une dans ce quar­tier est paraît-il une véri­table expé­rience, empreinte d’une théâ­tra­lité confi­nant au rituel : un petit «  mmh  » murmuré, une esquisse d’ap­plau­dis­se­ment, quand le serveur demande si vous souhai­tez la manger à même la poêle, comme le veut la convi­via­lité, seront appré­ciés. A noter que la paëlla ne se consomme qu’au déjeu­ner. Si elle figure sur la carte du soir, c’est que le restau­rant veut juste faire plai­sir aux touristes.

Quant aux bars et tapas, il y en a à revendre, et on avoue qu’on n’a pas retenu les noms. Plutôt, des moments inou­bliables, et les moments, ça n’a pas d’adresse

Deux hôtels testés et approu­vés

Hotel One Shot Pala­cia Reina Victo­ria
Cons­truit en 1910, on appré­cie le charme de cet hôtel qui fut un des premiers de la ville, et qui accueillit notam­ment Ernest Heming­way et Robert Capa. Bon accueil et service. Grandes chambres, magni­fique buffet de petit déjeu­ner, et empla­ce­ment idéal à deux pas de la Vieille Ville et des rues piétonnes pour les fans de shop­ping. Moyen/haut de gamme.
(Calle Barcas 4, site web

Casual Valen­cia Vintage
Excellent empla­ce­ment, accueillant et sympa­thique. Atmo­sphère simple et déco­ra­tion origi­nale, confor­table. Plus abor­dable que le précé­dent.
(C/ Barce­lo­nina, 1, 46002 Valen­cia, site web)

Y aller
En avion : nombreux vols directs depuis les prin­ci­pales villes euro­péennes.
Accès au centre-ville (Xativa) depuis l’aé­ro­port en 15–20 minutes de métro.  train : train rapide très confor­table depuis Madrid (1h45 env.), qui arrivent au Centre-ville de Valence.

Pour conclure, coureur ou pas, Valence vaut assu­ré­ment une visi­te…

Notre parcours à Valence c’est en cliquant ici

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