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Inscrivez-vous à newsletter urbirunSi tu demandes à dix runners expérimentés ce qu’ils auraient aimé savoir lorsqu’ils ont commencé à courir, tu obtiendras probablement dix réponses différentes.
Mais certaines leçons reviennent toujours.
Celles qu’on apprend après quelques blessures, quelques erreurs, quelques départs trop rapides, quelques murs, et beaucoup de kilomètres.
Voici 14 choses que la course à pied finit presque toujours par t’enseigner. Parfois gentiment. Parfois beaucoup moins.
1. Le renforcement musculaire n’est pas une punition
Au début, comme tout le monde, j’étais persuadé qu’un bon runner devait simplement courir davantage. Mais d’une part, tous les kilomètres ne se valent pas, et d’autre part, pour bien courir, il faut que mécaniquement, la machine soit en bon état.
Alors j’essaie de considérer que le renfo, la PPG comme on dit aussi (préparation physique générale) n’est pas une corvée, mais un investissement.
Quelques pompes, quelques abdos, un peu de gainage après un run : c’est une discipline que j’aimerais suivre plus souvent. Et que tous les runners devraient probablement adopter. J’avoue, je ne le fais pas à chaque fois. Mais toi, tu es plus discipliné et courageux que moi, non ?
Et n’oublie pas : une minute de gainage fait moins mal que des mois de tendinite…
2. Le repos fait partie de l’entraînement
Au début, tu crois que progresser consiste à accumuler les kilomètres. Et que la moindre séance de course manquée va te faire perdre tout ton entraînement. Jusqu’à ce que tu découvres qu’en fait non.
L’entraînement fatigue le corps. Le repos lui permet de s’adapter, de se réparer, de se régénérer suite à l’effort, et d’assimiler cette charge, pour qu’elle soit utile. C’est ce qui te permet d’être plus performant ensuite.
Négliger la récupération, c’est la certitude de s’épuiser, de ralentir sa progression, voire de finir blessé. Conclusion : le repos n’est pas une rupture dans l’entraînement, il en fait partie. Et c’est un bon moyen d’éviter les blessures.
3. Le matériel ne remplace pas l’entraînement
Pour débuter, inutile de t’acheter les chaussures les plus sophistiquées qui soient en vendant un poumon. Surtout que tu en as besoin pour t’entraîner, et que les progrès ne viendront que de la régularité de ton entraînement.
La sublime paire à 250 euros, plaque carbone, qui pèse 2 grammes de moins que le modèle précédent, et tout le bordel, tu te l’offriras quand tu auras le niveau qui fait que cela peut avoir un éventuel effet… Avant ça, la progression est plus facile à obtenir autrement (et moins onéreuse) : un bon entraînement ne coûte rien. N’oublie pas qu’une Ferrari conduite par ta grand-mère peureuse restera coincée derrière un tracteur boueux, alors qu’une Deux-Chevaux conduite par Lewis Hamilton mettra une raclée à presque tout le monde…
Alors mon conseil : choisis surtout des chaussures de running adaptées à ta morphologie et ta foulée, vise le confort. Et ça suffit largement pour commencer. En gros, concentre-toi sur ton allure de course, et pas sur l’allure que tu as quand tu cours… Et tu deviendras meilleur.
Fais chauffer les baskets, avant la carte bancaire.
4. Manger n’est pas tricher
Lors de tes premières sorties longues, tu découvriras que le corps ne fonctionne pas à la “bonne volonté”. Comme toutes les machines, il a besoin de carburant : et quand les réserves sont vides, tout s’arrête, aussi bien les jambes que la tête, et même l’envie…
Alors ne néglige pas ton alimentation : teste, et entraîne-toi à manger, et boire, même à l’entraînement, car en course bien gérer la nutrition, c’est indispensable…
Sinon, tu prends le mur, et si on parle beaucoup du mur du marathon, ces fameux “coups de fringale” peuvent également arriver sur d’autres courses, d’autres distances, et même parfois à l’entraînement.
Alors bonne nouvelle : manger n’est pas un crime !
5. Tu es capable de plus que tu ne le crois
Le principal frein à la progression (voire au commencement) ne se trouve pas dans tes jambes. Il est souvent dans ta tête.
Tu crois que tu n’es pas légitime de commencer à courir, de porter un dossard. Tu te définis comme un coureur lent, pas doué. Incapable de faire un 10 kilomètres, alors que dire d’un semi ou d’un marathon ?
Faux. Tout paraît impossible, jusqu’à ce que tu le fasses. Alors ne te juge pas (et t’en fais pas les autres ne le font pas non plus : as-tu déjà jugé négativement quelqu’un que tu as vu courir dans la rue ? Non, tu avais mieux à faire, ou alors l’as-tu jugé positivement, et il en sera de même pour toi).
Alors essaye, cours, fous-toi de tout, amuse-toi, essaie d’être régulier, c’est l’essentiel. Et sans que tu t’en aperçoives, les progrès viendront… Le plaisir avant tout… et que ce soit un 5K, un semi, un retour après blessure ou bébé, une reprise en main, ou un marathon, on s’en fout : à chacun son Everest !
6. La météo n’est pas une excuse.
Trop froid. Trop chaud. Trop humide. Trop venteux. Trop gris. Trop pluvieux ?
Rien n’empêche de courir. Si tu étais poursuivi par un léopard dans la savane ou par un ours blanc (enfin celui qui reste) au Groenland, tu courrais, peu importe les conditions… non ?
Alors sois plus fort que la météo, et reste régulier. Et tu verras, il y a quelque chose de magique à courir sous un déluge, et certaines des sorties les plus mémorables ne se font pas avec les conditions idéales…
7. La discipline est plus efficace que la motivation
Personne n’est motivé toute l’année. Tout le monde préfèrerait un jour rester sous la couette devant une série… Ce qui fait la différence, ce n’est pas la motivation, c’est l’habitude, la discipline. La clé de la progression, c’est la constance et la régularité sur le long terme, et non la perfection à court terme.
N’oublie jamais ça : le plus dur est souvent de mettre les baskets…
Et le cheat-meal devant Netflix, sera encore meilleur après…
8. Petit problème deviendra grand
Un léger frottement, une gêne au genou, une douleur au tendon.
Au début, on ignore. Puis quelques jours plus tard, on se demande pourquoi cette petite gêne est devenue un sujet de conversation avec un médecin.
Alors écoute ton corps, sans non plus devenir hypocondriaque : courir c’est dur, ça fait parfois un peu mal, et les courbatures, c’est délicieux comme sensation. Mais tu sais quand ce n’est pas “normal”, alors ne l’ignore pas…
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9. Les sorties faciles doivent être faciles
C’est absolument la leçon la plus difficile à comprendre, puis à accepter : courir lentement permet de courir vite.
Oui. Vraiment. L’endurance fondamentale construit le moteur qui permettra ensuite de courir vite. Alors quitte à te forcer, quand ta sortie doit être facile, sors les freins, et quelle qu’en soit la raison, il n’y aucune honte à courir lentement.
10. Demander conseil fait gagner du temps
Tu peux apprendre seul. Tu peux aussi reproduire toutes les erreurs que les autres ont déjà faites avant toi.
Mais écouter les conseils des plus expérimentés t’aidera. Que ce soit un coach, un club, ou un ami marathonien, son expérience te sera utile, et te permettra de gagner du temps dans ta progression et donc dans le plaisir de courir.
NB : je n’ai aucune formation, juste des dizaines de milliers de kilomètres d’expérience, des dizaines de semi-marathons, et quelques marathons, à mon allure, à ma façon. J’ai commencé par un premier pas, j’ai écouté, appris, et persévéré. Encore une fois, à chacun son Everest, mais avoir une carte est toujours utile pour gravir une montagne.
11. La sécurité n’est pas une option
Téléphone. Éclairage. Équipement réfléchissant. Itinéraire connu (ou trace de source sûre, en particulier dans des régions ou villes inconnues). Informer quelqu’un de ton itinéraire et heure de retour approximative. Ça paraît inutile, jusqu’au jour où ça l’est…
Et puis si tu aimes courir en voyage, et découvrir des lieux inconnus, laisse-toi simplement guider par les parcours urbirun : tu ne cours pas au hasard, tu ne risques pas de te perdre, et tu seras sûr de voir le meilleur, les points de vues, les monuments, les ambiances, pour t’en mettre autant dans les yeux que dans les jambes.
12. Comprendre la course à pied change tout
Allures. FCM. VMA. Seuil. Drop. Tapering. Carbo-loading.
Ce dialecte étrange est aussi une source d’information, et donc de progrès. Comprendre certaines notions, pouvoir analyser ce que tu fais bien ou ce que tu fais mal, aide beaucoup à progresser, et donc à prendre du plaisir.
13. Courir avec d’autres change tout
Même si tu aimes courir seul. Partager une course, une préparation ou un objectif avec un.e ami.e, ou une communauté a quelque chose de particulier.
J’adore courir seul, 95% de mes sorties ou entraînement je les ai fais seul. Mais de temps en temps, participer à des courses importantes, avoir un objectif commun, échanger sur ses sensations et émotions, ça fait du bien… et ça fait progresser de partager.
Les runners parlent souvent de leurs blessures, de leurs chaussures et de leurs chronos. Et étrangement, tu t’en lasseras pas.
14. Courir est un voyage
Tu découvriras que courir c’est bien plus que mettre un pied devant l’autre en maîtrisant sa respiration…
Au début, tu vas chercher une distance : courir 5km sans s’arrêter. Puis t’entraîner pour terminer un 10km. Puis battre un chrono, tenter une nouvelle distance, un autre chrono.
Et un jour tu réalises que ce qui compte le plus n’est pas la ligne d’arrivée, mais le chemin… C’est le Tower Bridge qui jaillit soudain du brouillard sur les rives de la Tamise, c’est cette vue sur Lisbonne depuis l’Alfama, ou la solitude du Colisée au petit matin
Conclusion : la seule leçon à retenir : profite du chemin
Quel que soit ton objectif : aller plus loin, aller plus vite, aller plus longtemps…
Et sur le chemin, il y a des runs sous la pluie, il y des runs en voyage où tu découvres une ville inconnue dans la sérénité et le calme d’un lever de soleil, il y a une vue sur la mer, et la neige qui crisse sous les pas, les mains qu’on claque avec un inconnu après une ligne d’arrivée, et l’odeur de la forêt en automne.
Alors lance-toi, continue, sois régulier, et tu finiras par courir des moments plus que des kilomètres… Les kilomètres ça s’oublie, les souvenirs, beaucoup moins.
Il y a les runs qu’on oublie, et il y a urbirun…
PS : ah, j’allais oublier, pardon : réfléchis bien, c’est un plaisir addictif, enfin, pas pour tous, par exemple moi?
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