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swiss.crossing - Etape 7/12

Etape 7 – Wolhu­sen-Lüder­nalp – 28.3km (total 213,3km) / 1'267D+ (5'908m) / ponts 3 (51).

Celle où je n’ai pas vu le paysage, et j’ai tchiaffé dans la boue…


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Départ dans la grisaille, avec le secret espoir que cela se dégage, vu que c’est une étape monta­gneuse, et que du coup il devrait y avoir du paysage.

J’entre dans le vif du sujet dès le deuxième km, en quit­tant Wolhu­sen. La première montée est très très raide, et je dois déjà marcher. Ça devient un peu moins raide par la suite, à travers des champs humides, et j’ai déjà les chaus­sures trempes après 3 km.

Ça conti­nue à monter comme ça, pendant 7 ou 8 km, alter­nant des champs ou des routes de campagne, à travers une brume épaisse. Les quelques passages en forêt sont les bien­ve­nus, vu qu’ils me libèrent un peu de l’op­pres­sion de la brume, mais c’est alors des chemins très boueux qu’il faut emprun­ter.

Au 8e km, je tombe sur un kiosque aménagé devant une ferme, en self-service, je n’au­rais abso­lu­ment pas eu besoin de ravi­taille­ment, il y a tout ce qu’on veut, y compris quatre sortes diffé­rentes de gnôle, dont on peut se servir. Et évidem­ment la caisse juste à côté où il faut mettre l’argent si on prend quelque chose. Magni­fique cette confiance et ce respect. 

À partir du 11e km, ça recom­mence à monter beau­coup plus sérieu­se­ment, toujours dans des champs ou des forêts.

C’est là que je croise le premier humain de la jour­née. Jusque-là j’étais tota­le­ment seul, dans la brume, dans un silence total, à l’ex­cep­tion de quelques cloches de vache que j’en­ten­dais, sans voir les animaux. Jusqu’à ce que j’en croise une en plein milieu de ma route…

Ça grimpe assez dur, mais je fais une petite pause pour immor­ta­li­ser le 200e kilo­mètre de l’aven­ture, à Hapfigch­nu­bel (1301m). Peu après, je passe Stäche­legg, un alpage qui a aussi ouvert un petit kiosque et qui est abso­lu­ment bondé et bruyant. Beau­coup­trop de brui­tetd’­hu­mainsd’un coup. Je file et je conti­nue à monter en direc­tion de Napf, toujours dans cette brume épaisse, qui si elle me prive du paysage, donne parfois des ambiances assez mystiques.

J’ar­rive fina­le­ment à Napf, 1408m, point culmi­nant de la jour­née, mais je renonce à y faire une vraie pause, vu qu’il fait froid et qu’il n’y a abso­lu­ment aucun paysage à obser­ver, tout est abso­lu­ment noyé et entouré de brouillard. C’est dommage parce que je suis certain que la vue en vaut la peine.

Je décide de redes­cendre un petit peu pour faire ma pause, en espé­rant gagner quelques degrés. Je me retrouve sur un sentier étroit dans une forêt, dans la boue, cela n’avance pas vite, et il commence à pleu­voir légè­re­ment.

Heureu­se­ment l’averse est de courte durée, et je peux rapi­de­ment enle­ver le K-Way. Je conti­nue à travers des alpages, et je pénètre dans le canton de Berne au 20e km (mon 8ème canton).

Et ce 20e km, je vais m’en rappe­ler, car il va se révé­ler être extrê­me­ment raide, sur une route en gravillon. Je n’ai à nouveau aucun autre choix que de marcher, et je ne vois pas quel véhi­cule peut emprun­ter cette route, telle­ment elle est raide. Ma montre m’in­diquera presque 150 m de déni­velé en 700 m… donc ce km n’en fait même pas un, mais j’en ai chié.

Arrivé sur un replat, je conti­nue jusqu’à une ferme, où un banc et une table, abri­tés me permettent de faire un bref ravito. Je ne m’at­tarde pas, il fait toujours froid.

La brume s’est un peu levée, mais ça reste bien couvert. Je repars à travers forêt et alpages, presque entiè­re­ment sur des petits sentiers, entre racine et boue, cela n’avance pas très vite du coup, mais cela ne monte plus beau­coup. 

Je commence un peu à voir le paysage, les vallées alen­tours, couvertes de forêt ou de prai­rie, et de quelques rares fermes très épar­pillées, et très peu de routes.

J’avance quand même, entre les sapins, et c’est dans l’al­page de Blut­ten­ried-Schwand que je profite des premiers rayons de soleil, alors qu’il me reste tout juste un kilo­mètre. Mais du coup je ne pour­rai pas dire que j’ai couru dans la brume toute la jour­née.

Je m’ins­talle à l’hô­tel de Lüder­nalp, j’es­saye de boire un verre sur la terrasse, mais il fait quand même un peu trop froid.

Loge­ment : Bärn­sicht, Lüder­nalp

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