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swiss.crossing - Etape 5/12

Etape 5 – Unterä­geri-Luzern – 40.1km (total 161.55) / 843m D+ (4'117m) – 10 ponts (37) – cailloux dans la chaus­sure 2 (3)

Celle où… j’ai vu de vieilles zigou­nettes, et un combat de nains.


Pour en savoir plus sur l’aven­ture swiss.cros­sing Lake2­Lake, c’est ici

Je quitte Unterä­geri sous un ciel couvert et je commence par une légère montée en forêt, en serpen­tant entre des petits étangs et des maré­cages.

Ça monte en pente assez douce, et j’ar­rive faci­le­ment à Brunegg. 

Je suis alors au-dessus de la forêt, dans les alpages, et tant l’at­mo­sphère que les paysages sont tout simple­ment magni­fiques. Je ne me lasse pas de cette ambiance, de ce silence, de cette séré­nité.

Je bascule côté ouest de cette petite montagne, et je commence à descendre. Très vite, j’aperçois le lac de Zug puis ça descend vrai­ment raide pendant 2 km envi­ron jusqu’à la ville de Zug.

Je traverse la vieille ville, qui est peu éten­due, et domi­née par une tour horloge sur laquelle les écus­sons des 8 cantons suisses de l’époque sont peints. 

Les bords du lac invitent à la pause, mais j’ai assez traîné dans la montagne pour faire des photos, alors je résiste et je décide d’avan­cer encore un peu, car je n’ai fait que 10 km.

À la sortie de Zug, j’at­taque un tronçon plat, le long du lac, mais séparé de celui-ci par une bande de réserve natu­relle où l’on ne peut pas accé­der. Je ne vois donc le lac que de loin en loin, en suivant un chemin gravillonné, qui me fait même passer vers une petite plage nudiste.

J’avance sur le plat jusqu’à Cham, où il faut vrai­ment que je m’ar­rête pour boire et manger un peu, au 15e km. C’est là qu’un père en balade avec son fils, qui a vu l’ins­crip­tion sur mon t-shirt, s’ar­rête et explique ce que je suis en train de faire à l’en­fant, et me féli­cite en trou­vant mon projet très inspi­rant. C’est touchant, et encou­ra­geant. 

Je conti­nue encore à plat, jusqu’à Buonas (noches ?), je fais le plein d’eau à une fontaine, puis cela commence à monter. 

Je passe le semi avec sans beau­coup d’éner­gie : j’ar­rive un peu au bout du rouleau et la grosse montée est devant moi.

Je décide toute­fois de m’y attaquer, car je sais que ce sera très dur de commen­cer par ça juste après la pause, si je mange main­te­nant.

La montée est raide, et je souffre beau­coup dans le premier kilo­mètre, puis je passe en mode machine, je ne sais pas, je ne suis plus là, il n’y plus que mes chaus­sures le bout de mes pieds, et je regarde la terre défi­ler devant. J’avance je ne me rends plus vrai­ment compte. Et ainsi ces 2 km et 350m de déni­velé passent fina­le­ment pas trop mal, et j’ar­rive même à appré­cier la vue à gauche sur le lac de Zoug et le sommet du Rigi.

C’est presque avec surprise que je constate que j’ar­rive au sommet de la crête, et je suis ravi de trou­ver un joli banc rouge écla­tant, qui tranche avec le vert de la prai­rie, pour ma pause, avec une vue incroyable sur le nord du lac de Zug et toute la vallée de la Reuss, en direc­tion du nord.

A l’est, je vois égale­ment la crête de la montagne par laquelle je suis arrivé ce matin, et je peux suivre des yeux tout l’iti­né­raire parcouru depuis là jusqu’ici. C’est la carte géo en vrai. J’adore ça.

Après la pause, je monte jusque vers une petite chapelle qui est au sommet du Rooten­berg, et qui offre ainsi un point de vue à la fois sur le lac de Zoug et le Rigi et sur la vallée de la Reuss vers le nord. Je conti­nue ensuite sur le flanc sud de cette petite montagne, à travers champs. C’est vallonné oui, mais ça va pas trop mal.

Je traverse une forêt de hauts sapins, puis je commence à souf­frir de la soif, et je n’ai pas encore trouvé de quoi remplir ma gourde.

L’iti­né­raire est agréable, mais après Udli­gens­wil, la montée du 31e km me fait vrai­ment mal, et j’avoue que j’ai marché un peu. Et j’ai bien fait parce qu’après ça va un peu mieux, et je trouve même une fontai­ne… certes des algues pendent du goulot, mais j’ai trop soif : j’y bois goulû­ment, et je remplis ma gourde.

Une dernière montée après Adli­gens­wil, puis j’aperçois le port de Lucerne. 

Descente rapide, pour me retrou­ver sur les quais au bord du Lac des Quatre Cantons. 

C’est toujours une satis­fac­tion et un plai­sir assez magiques d’ar­ri­ver au bout… 40km, mais je me sens bien, et je conti­nue jusqu’au fameux Pont couvert, pour finir cette étape en beau­té…

Et j’ai vrai­ment beau­coup de peine à imagi­ner que je viens de parcou­rir déjà 161km au total…

Enfin, magni­fique cerise sur ce gâteau de rêve, mon amou­reuse est venue me rejoindre, et ça fait trop plai­sir…

Je vis un rêve, sur la route, avec la météo, et avec mon amou­reu­se…

Loge­ment : Hôtel Rebstock, Lucerne

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Pour voir le tracé prévu (zoomable) pour cette étape, sur la carte Suis­se­Mo­bile.ch, clique ici ou sur la carte

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