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swiss.crossing - Etape 11/12

Etape 11 – Char­mey-Les Rosa­lys/Paccots – 29.65km (total 345.45km) / +1698mD+ (10'586) – 17 ponts (99) – caillou dans la chaus­sure 1 (7).

Celle où j’ai vu des vaches faire du gruyère, et j’ai couru dans la neige.


Pour en savoir plus sur l’aven­ture swiss.cros­sing Lake2Lake, c’est ici

Démar­rage pous­sif. Au départ de Char­mey, je me bouge comme un petit vieux. Le genou droit ne semble pas d’hu­meur…

Petite descente jusqu’à La Jogne, que je traverse sur un pont suspendu. Puis je longe le Lac de Monsal­vens par un sentier dans la forêt, verdoyante et parse­mée de taches de soleil, et il me faut bien 3km avant ma première flaque de boue… ca s’amé­liore. 

Je traverse ensuite le barrage sur la rivière, qui forme en fait le Lac de Monsal­vens, avant de m’en­fon­cer dans les gorges de la Jogne, par une volée de marchés bien raides. Puis ce sont des ponts et des tunnels étroits sombres et boueux qui permettent de suivre le cours de la rivière au milieu des falaises couvertes de sapins. Ma montre et son GPS en perdent leur latin…

Je ressors de ces jolies gorges à Broc, cele­bre4­pour sa fabrique de choco­lat.

Je traverse quelques prai­ries ou des vaches sont occu­pées à la toute première étape de fabri­ca­tion du gruyère : manger l’herbe, avec le château de Gruyères en toile de fond, et derrière Molé­son, qui me paraît bien grand…

Je traverse la Sarine par le Pont qui branle (qui ne branle pas du tout d’ailleurs). Entiè­re­ment en bois, et entiè­re­ment couvert, y compris sur les côtés, c’est presque plus un tunnel qu’un pont.

Arrivé au pied de la colline de Gruyères, mon genou se rappelle à moi, et montre clai­re­ment une vive désap­pro­ba­tion dès que ça monte en fait… je cours en boitillant jusqu’au château, assez inquiet. Je fais une petite pause au cœur de ce char­mant village, forti­fié, tout pavé, dominé par le château, et trônant au sommet d’une petite colline qui permet de voir toute la région alen­tour.

Je remplis les gourdes avant fontaine au centre du village, je crème mon genou au pers­kin­dol, je me ravi­taille un peu, et départ…

Brève descente, un tout petit peu de plat, et c’est parti pour l’as­cen­sion…

Mon genou est content d’avoir eu ses petits soins et se fait oublier. Tant mieux, car ça monte bien… Je marche vite plus que je ne cours. Un dernier coup d’un en arrière sur Gruyères, puis me voilà dans les alpages, domi­nés par le Molé­son. 

C’est dur dur, j’avance aussi vite que possible, mais c’est pas top comme rythme.

J’at­teins Plan Fran­cey (alt. 1517m) vers 12h40, bien entamé. Et toujours l’im­po­sant Molé­son droit devant.

Picnic ravito, assez bref, car malgré le soleil, il fait froid avec le vent. Je fais le plein d’eau et décide de m’at­taquer au sommet quand même. 

Brève descente, avant de quit­ter la via3 et de commen­cer vrai­ment l’as­cen­sion. C’est bien raide, et à mi-hauteur, je croise le premier névé.  Puis le sentier se trans­forme en véri­table torrent sur 2–300 mètres.  Ça lave les chaus­sures, mais c’est frais…

Je conti­nue à me battre avec la pente et j’at­teins le sommet en 45–50 minutes depuis mon départ de Plan Fran­cey. J’ai atteint le point culmi­nant de mon péri­ple…

Et là, c’est wow…l’en­tier du Plateau romand s’étale sous mes yeux, la Gruyères, Char­mey au loin, le village de Gruyères, tout mon parcours du jour… et si je me tourne vers le sud… le lac. Le Lac Léman ! ! ! L’autre lac de mon trip… l’ar­ri­vée est proche concrè­te…

Je reste longue­ment au sommet, à profi­ter de se pano­rama excep­tion­nel. Je discute un moment avec un trai­ler, inté­ressé par mon aven­tu­re… puis je me remets en route…

Mais je dois faire une pause au resto, pour rechar­ger mon télé­pho­ne… ce qui me permet de profi­ter encore du paysage un moment…

Je repars par la crête en direc­tion de Teysa­chaux, le Lac Léman presque face à moi. Après un petit km sur cette magni­fique crête, je redes­cends sur la droite, à travers les alpages, assez durs, faut être concen­tré, jusqu’à rejoindre la via3 à Le Villard.

Puis c’est de la route, de la forêt, et un bout de route plate (dur de mettre rythme) pour finir jusqu’à Rosa­lys. Une dernière grim­pette et je m’ins­talle sur la terrasse de l’hô­tel. 

Et là, magni­fique surprise, message de mon ami Chris­tophe, qui a tenté de me retrou­ver en route en VTT, sans succès.  Mais il est tout près, et il vient parta­ger 2 bières avec moi. Trop sympa après cette longue jour­née…

Excellent souper, maca­ro­nis à la crème de Gruyère et au fromage, mais si je finis le plat, aucune chance de courir avant fin juillet… costaud ?

Loge­ment : Hôtel les Rosa­lys

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Pour voir le tracé prévu (zoomable) pour cette étape, sur la carte Suis­seMo­bile.ch, clique ici ou sur la carte

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