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Du plaisir au kilomètre...

La fin d’an­née rime souvent avec rétros­pec­tive ou bilan… et 2016 aura été très riche niveau course à pied…

Un record de kilo­mètres, deux mara­thons, le lance­ment d’ur­bi­run… et des centaines de souve­nirs…

Pour rire, en chiffres cela repré­sente

2503 km, soit 6257 tours de stade, ou 59.3 mara­thons)
208km/mois
178 sorties – 14.06km/sortie (durée moyenne par sortie : 1h12)
8,92 jours, soit 8 jours et nuits, 22 heures, 4 minutes 48 secondes
Vitesse moyenne 5'08/km – 11.7km/h
Calo­ries : 189'717
soit 379.5 plaques de choco­lat (500/100g), soit 38kg envi­ron
ou 474.3 litres de bière (40 par dl)
ou 237kg de pâtes, soit 1185 assiettes de spaghetti tomate, sans fromage (80/100g), soit 160 par assiettes de 200g de pates cuites…

Cela équi­vaut à courir par exemple :
de chez moi à Saint-Peter­bourg (2458km)
de chez moi à Marra­kech (2503km)
de Paris à Saint-Peters­burg (2505km)
de Lisbonne à Hambourg (2507km)
de Rome à Stock­holm (2480km)
de Boston à Miami (2445km)
de Buenos Aires à Rio de Janeiro (2484km)

Mais cela repré­sente surtout des kilo­mètres de plai­sir et de souve­nirs…

Les rives de la Tamise à Londres, le tour­nage d’un film avec des tanks nazis devant Buckin­gham Palace, les pavés et les collines de la magni­fique Florence, le mur au pied de la Tour Eiffel pendant le Mara­thon de Paris, les rue de la Vieille Ville de Genève par un très chaud après-midi de prin­temps, les ruelles escar­pées de Lausanne lors des 20km, les plages de Venice et Santa Monica à 5h du matin à Los Angeles avec mon amou­reuse à vélo, les lapins dans les rues de Page Arizona, au milieu du désert, le capi­tole de Salt Lake City surplom­bant la ville, les vrais cowboys dans les rues de Cody Wyoming, le serpent et l’im­mense gare de Cheyenne Wyoming, le stade des Denver Bron­cos vainqueurs du Super­bowl 2016, l’inou­bliable longue mati­née de course à la décou­verte des ponts mythiques de l’East River sous le soleil de New York accom­pa­gné par mon amou­reuse à vélo, “High­way to Hell” chanté à tue-tête abso­lu­ment seul sur le Manhat­tan Bridge avec cette vue unique sur Brook­lyn Bridge et Manhat­tan, l’émo­tion du WTC, fendre la foule à Times Square, grelot­ter sous la pluie tôt un dimanche matin en testant un parcours avec mon frère à travers Lausanne, explo­rer Zurich et ses charmes insoup­con­nés, fris­son­ner au son des cors des Alpes pendant la mythique course de Morat-Fribourg, jouir de l’in­croyable paysage de vignobles du Lavaux pendant le semi-mara­thon de Lausanne en emme­nant mon frère à son RP sur la distance, voir le soleil se lever sur le Coli­sée de Rome dans une soli­tude abso­lue, serpen­ter dans les ruelles de Séville, se lais­ser porter par la foule et mon amou­reuse jusqu’à l’in­croyable et magique arri­vée sur le mythique tapis bleu du mara­thon de Valen­ce…

Mais c’est aussi courir seul dans les rues de chez moi dans la forêt, le long du Rhône, au bord du lac, à travers champs, sur des chemins trop connus et mille fois parcou­rus, c’est traver­ser les mêmes ponts encore et encore, c’est voir passer les saisons, c’est parfois parta­ger des kilo­mètres avec Silvia, Jérôme, Stéphane, Jean, Lionel, et parfois avec des milliers d’in­con­nus…

Tous ces kilo­mètres, c’est lutter contre le froid ou le chaud, contre la flemme, c’est voler lorsque les pieds deviennent des ailes, c’est souf­fler et souf­frir, c’est aimer, c’est chan­ter, c’est crier, c’est pleu­rer, c’est rire… C’est vivre… C’est magique…

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