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Silence, les joueurs sont prêts

Le Tour­noi de Roland Garros, est un des 4 tour­nois du Grand Chelem, en gros c’est un des Majors Mara­thons du tennis… sauf que tu peux pas t’y inscri­re…A­lors que tu pour­rais, puisqu’en moyenne lors d’un simple entraî­ne­ment, tu cours large­ment plus qu’un joueur de tennis pendant un match en cinq sets…

Mais Roland Garros, c’est quoi ?… et avant ça, c’est qui ?

Roland Garros, avant d’être un stade, et un tour­noi, c’est un avia­teur mort (enfin, vivant, au début).

Mais ce n’est pas n’im­porte quel avia­teur mort : il a été cham­pion inter­sco­laire de cyclisme en 1906, à une époque où le dopage n’exis­tait pas. Comme main­te­nant en somme. C’est dire combien il était doué.

Raison pour laquelle on a baptisé un stade de tennis pari­sien à son nom. Logique, ou pas.


Un avia­teur aimant la bicy­clette, et un stade de tennis, ça n’a rien à voir en effet, si ce n’est le goût prononcé de la Fraaaaance pour donner aux choses le nom de personnes mortes : une Poubelle, la Biblio­thèque François Mitter­rand, la Rue du Géné­ral de Gaulle, le Stade de France, le Boule­vard Voltaire, le collège Franck Ribery, …

Et dans ce stade Roland Garros, chaque année fin mai début juin, des gens en short se passent une petite balle jaune, mais personne ne veut la garder, car «  c’est trop non, fallait pas, vrai­ment…  », et ils passent des heures à se la renvoyer en disant «  tenez  », «  mais non, tenez  » d’où l’ori­gine du nom de ce sport (authen­tique).

A Paris, cette inha­bi­tuelle et pour le moins étrange poli­tesse, n’est pas sans fasci­ner les foules, peu coutu­mières d’une telle prévoyance envers son prochain.

Alors les pari­siens, après s’être insul­tés dans la file d’at­tente, s’ins­tallent autour des joueurs, et les regardent avec admi­ra­tion, dans un silence reli­gieux en secouant la tête de gauche à droite, et de droite à gauche pour les plus auda­cieux. Arbitre compris. Un tel succès ne pouvait lais­ser indif­fé­rent les médias, et par consé­quent les spon­sors.

Les joueurs, flai­rant la bonne affaire, se sont mis à riva­li­ser d’adresse et de poli­tesse, se renvoyant la balle à qui mieux-mieux, jusqu’à ce que l’un aban­donne en serrant la main gluante de sueur de l’autre.

Le gagnant s’ex­cuse alors d’avoir gagné, pleure de déso­la­tion et loue le talent de son adver­saire, qui promet de perdre encore plus élégam­ment la prochaine fois, devant un public épous­tou­flé.


Pour les récom­pen­ser d’une telle leçon d’hu­mi­lité, les orga­ni­sa­teurs et les spon­sors donnent un chèque avec plein de zéros au vainqueur, et celui-ci dit merci. On donne presque le même chèque au perdant, pour pas faire de jaloux.. Cela ne serait pas très poli de défa­vo­ri­ser l’un des invi­tés. Et le perdant dit merci aussi.
Puis les joueurs s’en vont ensemble, bras dessus-dessous, en riant.
Pour résu­mer, le tennis est un sport de racket, où il faut éviter les coups de filet… Contrai­re­ment au cyclisme qui est un sport de pédale qui fait mal au cul… mais ça, c’est au mois de juillet…

PS :
Et si tu veux savoir quelle distance les spor­tifs (et pas que les joueurs de tennis) parcourent lors de leur match, c’est ici
Et si t’en fous du tennis, tu as de quoi aller courir à Paris et ailleurs ici…

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